À bout portant
Transportant le fardeau
À l’aube d’une longue marche
Déchirant, chaque pas
L’existence et ses mystères surprennent chaque fois
Par la force et la taille des épreuves qu’elle envoie
Quand on pense qu’on est stable, que la barque flotte
C’est dans l’oeil du cyclone qu’on regarde la coque
On s’enlasse, on se sème
On se sait loyal et se hisse les voiles
Sans soupir, sans souffrir le vent se lasse
Un vaisseau stationnaire parmi les sargasses

Une cocon fragile, un mouvement fébrile
Le papillon hésite à rompre sa maison
Un endroit connu, confortable et tranquille
Ne serait-ce pas mieux de rester ici au fond?